un ancien en autralie

Bonjour Yann, peux-tu te présenter :
Je suis Yann Morel, 24 ans. Après un BTS FED en Froid et licence pro Chargé d’affaires, je me suis installé à La Rochelle pour un travail de chargé d’affaires chez Dalkia froid solutions. J’y ai travaillé 2 ans, en y réalisant des projets petits travaux dans 4 départements. Puis en 2025, je suis parti, direction… l’Australie !
Pourquoi ce choix de partir à l’étranger ?
J’avais besoin de changement. Je commençais à trouver mon travail un peu répétitif, j’avais envie aussi de m’améliorer en anglais et également de découvrir le monde… surtout être près de l’Asie. C’est un endroit parfait pour moi.
Et que fais-tu là-bas ?
Je suis arrivé à Perth, une ville qui n’est pas éligible pour le visa que j’ai obtenu ! Mais cela m’a permis de travailler dans le domaine que j’apprécie le plus : le froid. J’ai installé des climatisations dans un bâtiment de 30 étages en construction pendant quatre mois et demi. Après cela, je suis parti à l’autre bout de l’Australie pour trouver un autre travail… qui ce coup-ci compte pour mon visa !
Est-ce que tu t’y plais ?
J’adore la vie que je vis ici ! Les gens sont plus détendus. Le climat n’est pas le même. Mais pendant que la France profite du soleil, nous commençons à ressentir le froid et la pluie là où je me trouve, à Adélaïde.
As-tu rencontré des difficultés pour partir, pour effectuer les démarches administratives ?
Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de difficultés parce que le visa est rapidement accordé … moins de deux minutes pour moi ! Il reste abordable et nous laisse le temps de nous préparer, un an, pour arriver sur place. Il y a quelques démarches à faire : les demandes d’assurance, les billets d’avion, le premier hôtel… Arrivé sur place, il nous reste plus qu’à ouvrir un compte à la banque, demander son numéro de taxe, passer les tickets qui nous permettent de travailler ici.
Et puis après s’ouvre la joie de la recherche d’emploi. Sachant que l’on doit travailler 88 jours la première année dans un domaine particulier, qui se trouve être dans la construction, dans les fermes ou dans les mines pour être éligible pour une deuxième année.
Quels sont pour toi les avantages et inconvénients d’être là-bas ?
Il y a un inconvénient majeur pour moi, c’est de se retrouver loin de sa famille et de ses amis au début. Même si j’ai toujours vécu depuis mes 18 ans éloigné de ma famille, le fait de ne pas pouvoir aller les voir rapidement peut être perturbant.
Pour ce qui est des avantages, j’en ai vu plein ! Pour commencer, il y a le salaire qui est très attirant ici, sachant que le salaire moyen minimum se trouve aux alentours des 2700 € par mois.
Le coût de la vie est également moins important ici. Le cadre de vie est juste splendide. Les gens sont beaucoup plus ouverts d’esprit. Comme je vis dans un « hostel », il est très facile pour moi de m’améliorer en anglais assez rapidement, mais également de rencontrer de nouvelles personnes chaque semaine et aussi de continuer à rencontrer quelques Français.
Une petite anecdote rigolote sur ta vie là-bas ?
Le dernier week-end que j’ai passé avec des amis ici où l’on est allé dans un dans un parc national (Flinders Ranges National Park). Ça nous a permis de rencontrer une faune incroyable : les aigles… et bien sûr les kangourous !
Depuis combien de temps y es-tu, et combien de temps comptes-tu y rester ?
J’y suis arrivé en octobre 2025, je vais au moins rester jusqu’à la fin de mon Working Holiday Visa (3 ans) mais par la suite, je compte m’installer avec Skill Visa en repassant mon diplôme de frigoriste ici.
Des conseils à donner à ceux qui voudraient partir à l’étranger ?
Ne pas avoir peur comme de ne pas parler la langue ou de ne pas rencontrer du monde. Peu importe où vous trouverez dans le monde, il y aura toujours des gens à qui parler ! Enfin, malgré l’éloignement de la famille, il y a toujours WhatsApp et la possibilité de rentrer si l’on ne se plaît pas dans un pays. J’ai découvert qu’il y a toujours une solidarité énorme entre Backpackers !
